Passionnée de déco, je vous présente ma maison au fil des jours. Un tour au jardin et à la cuisine pour de belles recettes.Je partage avec vous mes lectures devinettes, contes et légendes de mon pays.
Bonjour à tous !
N’est-ce pas ceci arriva, il y a très longtemps ?
N’est-ce pas tous les animaux vivaient dans un monde de paix ? C’était chose courante et normale que de s’aider mutuellement…Je ne nommerais pas leurs villages, je ne nommerais pas leurs ancêtres mais l’amitié était leur loi
Kulu Tortue et Ngoa Porc habitaient des villages voisins. Kulu passait pour être un grand chasseur ; il était père d’une famille nombreuse. Mais bientôt le sorcier, s’installa en maître dans sa maison. Kulu et les siens connurent toutes les affres de la faim. Alors Kulu se mit en marche.
Au bout de deux jours et deux nuits, il atteignit le logis Ngoa Porc son ami. Ce dernier se régalait précisément d’un plat de crabes et de poissons d’où se dégageait une odeur fort appétissante. Les entrailles de Kulu lui firent mal, et il se sentit jaloux de constater que son voisin vivait dans l’abondance. Ngoa lui dit pourtant : « O Kulu, « ô mon Ami, quand il y en a pour un, il y en a pour deux ! Bois donc de mon vin et mange de ce repas. » Kulu but, mangea et but encore. N’est-ce pas Il but et mangea tant qu’il finit par s’endormir ?
Son hôte, son Ami s’occupa de lui jusqu’au bout.
A son réveil, il dit : « O Ngoa, ô mon frère, je te remercie pour l’hospitalité. Tu es un vrai frère et…. » Mais Ngoa lui coupa la parole en disant : « De grâce, si j’étais allée chez toi, n’est-ce pas tu m’aurais traité de même ? »
- Je ne saurais te laisser dans le besoin répondit Tortue. Cependant je te dis que mon fils Wudu-Tortue est en âge de prendre femme ; or mes affaires vont au ralenti et tu sais que la dot n’est guère chose facile. Si tu peux me faire un prêt, je te le rendrai dans une lune.
- - Et combien te faut-il ? Demanda Porc.
- - Oh ! Soixante cinq francs. Tu sais les temps ont changé ! Ma femme à moi, je l’avais dotée quinze francs. Aujourd’hui…
De nouveau, Ngoa lui coupa la parole : « Kulu, je te prête cet argent. Car mes affaires sont prospères. Va donc mon Amie, retourne auprès des tiens et dis-leur que je suis avec eux dans la joie comme dans la peine » Kulu s’en alla donc.
Deux lunes passèrent et Ngoa Porc n’entendit pas parler des préparatifs du mariage de Wudu le petit de Tortue, et moins encore de l’argent qu’il avait prêté. Cependant au nom de l’amitié, Porc s’obligea à un peu plus de patience.
Au bout de quatre lunes, il s’en alla trouver Kulu, mais celui le guettait, et dès qu’il le vit venir, il demanda à sa femme de l’utiliser immédiatement comme une pierre à écraser arachide et maïs et de dire à Ngoa qu’il se trouvait à la chasse en brousse.
Ainsi fût dit ainsi fût fait ; N’est-ce pas Tortue femme se mit à écraser, écraser et écraser ? Les jours succédaient aux jours et la même scène se produisait.
N’est-ce pas ce jour-là encore, Ngoa alla chez Kuku ? Tortue offrait alors sa carapace à la pierre de sa femme qui ne daigna pas répondre aux questions de Ngoa. Ngoa ne s’en formalisa pas ; il demanda plutôt : « Femme, où est mon Frère votre mari ? » La femme restait silencieuse. Alors, à bout de patience, Porc donna un coup de groin à la pseudo pierre à écraser, l’envoyant ainsi choir parmi les détritus. La femme de Tortue se mit à pousser des hurlements de colère et d’impuissance.
N’est-ce pas là-dessus survint Kulu ; sans armes ni gibier, il prétendit rentrer de chasse. A l’instant même, Ngoa lui réclama son dû ; mais en même temps, la femme de Kulu s’empressa de raconter à son mari ce que Porc avait fait.
Aussi Kulu déclara-t-il à Ngoa : « O mon Frère, retrouve donc la pierre de ma femme, et je m’acquitte de ma dette. »
N’est-ce pas c’est depuis ce jour que Ngoa Porc fouille la terre de son groin.
Bonne journée à tous!