Passionnée de déco, je vous présente ma maison au fil des jours. Un tour au jardin et à la cuisine pour de belles recettes.Je partage avec vous mes lectures devinettes, contes et légendes de mon pays.
-N’est-ce pas ceci arriva ?
-Si fait
-N’est-ce pas lièvre alla à la récolte des fruits?
-Si fait
En redescendant de l’arbre Lièvre tomba dans des tiges d’ignames rampantes et épineuses. Son dos s’en trouva tatoué. Quand il pavint à l’endroit où on traverse le cours d’eau, ils trouva le crocodile qui demanda au Lièvre.
-Avec quoi as-tu tatoué ton dos ?
-Avec quoi d’autre, sinon la peau rouge de mon chef.
-Peux-tu venir tatouer le dos de mes enfants ?
-Je le peux bien, mais tu devras apprêter un petit plat d’argile neuf, deux œufs, un peu d’huile, un petit fagot de bois, je te dirai le jour où je viendrai.
Ce jour-là il arriva, déploya une peau rouge dehors et dis au crocodile et à sa femme :
-Regardez ici et écrivez, compris ?
-Oui, répondirent-ils.
Le lièvre pénétra dans la case, mit à frire les œufs, arracha le nombril de l’un des enfants qu’il jeta dans l’huile. Cela grésilla « jwéééét » ! les parents crocodiles demandèrent :
-Qu’est-ce que c’est, lièvre ?
-Si vous faites cela, je vais tout laisser tomber. N’est-ce pas je fais frire les œufs que vous m’avez donnés ?
Après avoir ainsi parlé, il jeta un coup d’œil dans la remise et avisa un panier plein d’œufs. Il les cassa tous, les fit frire et les serra sous ses aisselles et en d’autres replis de son corps. Alors il tatoua le dos du second enfant et sortit.
-Dis à ta femme, recommanda-t-il au père crocodile, de ne pas pénétrer dans la case tout de suite, hein ?
-Oui, répondit le père crocodile
-Accompagne-moi maintenant.
Le père crocodile l’emmena sur son dos. A un moment donné il entendit sa femme appeler :
-Crocodile, crocodile ohhhhhh !
-Ouiiii !!! répondit-il
-Pendant que tu raccompagnes ainsi le lièvre, sache qu’il a tué un de tes enfants et mangé tous tes œufs.
Le lièvre entendit et s’empressa de dire :
-Elle dit que l’orage qui avait emporté ma mère arrive là derrière. Que tu dois m’emmener rapidement de sorte qu’il na puisse nous rattraper.
Le père crocodile alla le déposer sur l’autre rive. Le lièvre rentra chez lui, perça les morceaux de calebasse qu’il passa à ses pieds, de sorte que quand il marchait, cela faisait « toktok toktok ». Lancé à sa recherche après avoir constaté les dégâts causés chez lui. Le crocodile le vit et dit :
-Voici le lièvre qui a tué mon enfant et mangé tous mes œufs.
-Moi père ! il y a plein de lièvres dans cette brousse Même celui aux épaves d’assiettes ; même celui aux bouts de doigts, même celui aux morceaux de calebasse, comme moi-là
-Ce n’est pas toi alors ! Je le retrouverais ce Lièvre...
A suivre!